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Samedi, 22 Mai 2010 15:59    PDF Imprimer Envoyer
Site archéologique Rirha

Fiche synthétique

Situé dans la plaine du Gharb, à environ 35 km du site de Volubilis et à 8 km au nord de Sidi Slimane (province kenitra), le site de Rirha occupe, sur la rive droite de l’oued Beht, une colline triangulaire artificielle d’une dizaine de mètres de hauteur, allongée d’est en ouest et enserrée par un méandre de l’oued. Le Ministère de la culture du Maroc est propriétaire du site de Rirha, classé depuis 2001 (B.O. n° 4921 du 30 juin 2001). Ce site a été signalé dès la fin du XIXème siècle et partiellement fouillé dans les années 1920 et en 1955. Depuis 2004, il fait l’objet de nouvelles opérations archéologiques réalisées par une équipe mixte franco-marocaine.

Carte

Cet article vise à présenter l’évolution d’un site et de son environnement au cours de la période antique. Rirha est un site important (10- 11 ha), occupé de l’époque du royaume maurétanien jusqu’au Moyen-âge islamique. Il est à ce titre un excellent objet d’étude pour appréhender l’implantation humaine dans la plaine du Gharb sur une longue durée.

Le site a connu trois phases d’occupation bien marquées : 1/ une phase dite maurétanienne qui remonte au moins au IIIème siècle av. JC., caractérisée par une architecture en terre crue ; 2/ une phase romaine (Ier-IIIème siècle ap. JC.), durant laquelle se développe un paysage urbain (domus, enceinte, égouts...) ; 3/ une phase islamique (IXème-XIVème siècle) qui réoccupe dans un premier temps les bâtiments d’époque antique. Cet article se concentre plus particulièrement sur les deux premières phases. Outre les travaux archéologiques et architecturaux, il a été entrepris une étude paléoenvironnementale de grande ampleur, associant les disciplines de la paléobotanique, la géomorphologie et l’archéozoologie.

Rirha en 1945










Présentation détaillée du site

Sur la base de découvertes faites par des officiers militaires à la fin du XIXème siècle et sur des observations du Lieutenant Halbwachs en 1919, la première intervention, dirigée par L. Chatelain, responsable du Service des Antiquités du Maroc, et coordonnée sur le terrain par H. Desroziers, se porta sur un « petit établissement romain » localisé essentiellement dans la partie est du site (campagne de 1920) ; il s’agissait de petits sondages dispersés, dont les résultats n’ont été publiés que partiellement dans le Bulletin du Comité des Travaux Historiques (1919-1926) et dans l’ouvrage de L. Chatelain, Le Maroc des Romains, Paris, 1944.

Du point de vue archéologique, ces premières investigations avaient mis au jour une enceinte, deux zones d’habitat et un ensemble thermal. Le matériel exhumé était varié -fresques, mosaïques, éléments architectoniques, inscriptions funéraires (IAM, 2, n° 287-295), céramiques, monnaies, etc.- et n’a fait l’objet que d’études partielles.

Au terme de cette campagne, L. Chatelain concluait à la présence à Rirha d’un « poste militaire ou plutôt d’une villa fortifiée » d’époque romaine.

En 1955, encouragé par les découvertes faites à cette époque à Banasa, M. Euzennat, alors chef du Service des Antiquités du Maroc, décida d’ouvrir une tranchée de contrôle de 15 m de long et de 8 de profondeur dans le tell occidental, en vue de retrouver l’occupation romaine et de rechercher les traces d’un établissement préromain dont il pressentait l’existence. Le sondage pratiqué par A. Luquet a permis d’esquisser les grandes lignes de l’histoire du site grâce à la réalisation d’une « coupe stratigraphique », dont la chronologie s’étendrait du IIème siècle av. JC. au IIIème siècle ap. JC.

Rirha Sidi Slimane

Dans les années 1980 et 1990, la mission franco-marocaine dirigée par R. Rebuffat a réalisé une prospection de grande ampleur le long du bassin du Sebou. Cette mission a pu contrôler les descriptions des publications anciennes, replacer le site dans son environnement historique régional et fournir de nouvelles observations : il a été reconnu l’emprise au sol du site, soit 10- 11 ha, et des ramassages de surface ont été effectués. En outre, dès 1985, R. Rebuffat émet l’hypothèse de confondre le site de Rirha avec la cité antique de Gilda.

Enjeu scientifique de la recherche

Outre la problématique générale qui concerne l’étude de l’implantation humaine sur le site de Rirha à l’époque antique et au début de l’époque islamique, celui-ci soulève plusieurs questions :

Problématiques concernant les chronologies et les emprises au sol des différentes occupations

1. L’emprise du site aux différentes époques d’occupation n’a été que très partiellement reconnue. Pour la période préromaine, seul le sondage Euzennat fournit des traces de constructions en terre crue et un four de potier ( ?). Autant dire que l’emprise de l’établissement préromain est totalement inconnue. Sa reconnaissance est l’un des enjeux majeurs de la mission archéologique. Pour la période romaine, hormis une enceinte, dont le tracé n’est pas complet, des blocs taillés appartenant à une porte monumentale, des maisons à péristyle et des structures thermales, aucun plan d’ensemble n’a été établi.

Afin de combler ces lacunes, la mission a entrepris un nouveau relevé topographique du site et de ses environs, des prospections géophysiques et un sondage sur le tell artificiel occidental (Sondage 5).

Rirha Sidi Slimane













Rirha Sidi Slimane

Rirha Sidi Slimane

Rirha Sidi Slimane

Rirha Sidi Slimane

2. Le site a été présenté comme étant un site occupé aux périodes préromaine et romaine. Si les chercheurs précédents ont pu proposer un abandon du site au IIIème siècle ap. JC., ils n’ont en revanche pas fourni de datation précise quant au commencement de l’occupation préromaine. On peut alors, à juste titre, se demander si la séquence stratigraphique relevée en 1955 (et la chronologie d’occupation des lieux proposée) est complète ? Le site voisin de Banasa présenterait des phases d’occupation du IVème siècle av. JC. Le site de Rirha ne bénéficie actuellement que d’une évaluation chronologique sommaire, plaçant son apparition à l’époque dite « punico-maurétanienne ». L’équipe actuelle a donc débuté les opérations archéologiques par un minutieux nettoyage de l’ancien sondage Euzennat (sondage A1) afin d’établir une séquence stratigraphique exhaustive permettant de caler la chronologie du site. Cette étude stratigraphique servira de référentiel aux futures interventions sur le site.

Rirha Sidi Slimane

3. Lors de notre diagnostic de 2004, l’équipe a relevé la présence de parois de fours de forme circulaire, essentiellement situées dans la zone méridionale du site. Au vu des fragments de céramique commune tournée qui jonchaient le sol à proximité des fours et des structures dégagées durant la campagne de juillet 2005 (fosses, trous de poteaux, dépotoirs...), il semblerait que l’on ait eu une réoccupation partielle ou totale du site à l’époque islamique. Aucune étude précise n’a été jusqu’à présent réalisée sur cette réoccupation du lieu récente (et non encore datée).


Vue sondage

Problématique sur le nom ancien de Rirha et sur la caractérisation du site

4. Il ne fait aucun doute qu’il faut rechercher la cité maurétanienne et romaine de Gilda dans la partie méridionale du Maroc romain, plus précisément dans la plaine du Gharb, le long de l’oued Beht, affluent du Sebou. Le nom de Gilda est à rapprocher du vocable aguellid (GLD en libyque) qui désigne le chef de tribu ou encore le prince du royaume. Cette « ville de l’aguellid » est l’une de celles qui apparaissent le plus tôt dans l’histoire marocaine, puisqu’elle est mentionnée par Alexandre Polyhistor, auteur de la première moitié du Ier siècle av. JC. : « Gilda, ville de Libye. Nom du peuple : Gildites ». Et Pomponius Mela (3, 107) ne manque pas de la placer parmi les cités opulentes de Maurétanie, au milieu d’une riche zone céréalière. Le nom de la ville apparaît sur des briques marquées « facta gild(ae) » découvertes à la Ferme Priou au bord du Beht et à Sidi Ahmed Ben Rahal au bord de l’Ouerrha. Récemment, des chercheurs ont proposé de situer la capitale du royaume de Maurétanie à Gilda. Signalons qu’à environ trois kilomètres du site, le tumulus de Souq Larb’a de Sidi Slimane, détruit en 1939, évoque une tombe princière datable des IIIème-IIème siècles av. JC.

En partie sur la base des calculs de distance livrés par les diverses sources antiques, R. Rebuffat a proposé le site de Rirha comme la possible cité de Gilda, jusqu’alors confondue avec le site de la Ferme Priou-Domaine du Beht (environ 7,5 kilomètres au sud de Rirha). Après plusieurs années de débat « littéraire » sans réelle issue, la parole revient à l’archéologie qui seule peut confirmer ou infirmer les différentes thèses.

Carte Rirha

Carte de localisation des principaux sites antiques dans la zone du Gharb (d’après R. Rebuffat)

5. La plaine du Gharb est une zone réputée pour la fertilité de ses sols, bien arrosés par un réseau hydrographique assez dense. Le nombre important de cités antiques et la fréquence des établissements ruraux reconnus par la prospection lui confèrent une place de choix dans le Maroc « utile ». Mises à part les études menées à Lixus dans les années 1990-2000, peu de fouilles archéologiques au Maroc prennent en considération les éléments naturels susceptibles de nous renseigner sur le paysage antique du site. La mission Rirha mène une vaste étude paléoenvironnementale qui associe la géomorphologie, les diverses disciplines de la paléobotanique, la malacologie et l’archéozoologie. Les prélèvements, effectués de façon systématique dès la campagne 2005, sur l’ensemble des zones fouillées devraient permettre, en association avec le matériel archéologique exhumé, une meilleure connaissance du milieu et de l’évolution du potentiel cultural et faunistique de la région.


Vue partielle de Rirha

Problématique concernant la production de céramiques peintes et de monnaies à l’époque préromaine

6. D’après les conclusions des fouilles de 1955, un sol de terre battue en argile compacte de couleur jaune et un mur de briques crues semblent correspondre à un habitat consacré à la fabrication de céramiques. Dans le même niveau des traces de charbon de bois et de nombreuses galettes isolantes ont été recueillies. La trouvaille d’un raté de cuisson vient étayer l’idée de la présence d’au moins un atelier de potier à Rirha. Les céramiques peintes recueillies à Rirha ont très certainement été produites sur place et rappellent par leur style et leur décor les productions banasitaines. Ce constat nous amène à nous pencher sur la production régionale de céramique peinte et sur sa typo-chronologie. Après Banasa et, récemment, Volubilis, c’est au tour de Rirha de livrer du matériel céramique qui nous permettrait de travailler sur la durée de fabrication et sur le répertoire formel de cette vaisselle maurétanienne.

Rirha Sidi Slimane

7. Depuis plus d’un siècle, une question taraude les chercheurs qui se penchent sur le Maroc antique : où se trouve l’atelier monétaire qui émet des monnaies maures légendées ?m? ? Cet atelier est le plus productif de la Maurétanie et la majorité des trouvailles monétaires se concentre au sud de l’oued Sebou, plus précisément dans un triangle dont les angles sont Sala, Banasa et Volubilis. Rirha se situe au centre de ce triangle. L’importance de cet atelier est suffisante pour que les rois Bocchus et Juba II le prennent comme atelier royal. Ressurgit alors l’hypothèse de Gilda, regia Bocchi.

Les recherches en cours

Les recherches en cours poursuivent plusieurs objectifs, liés aux questionnements suscités par le site. ? l’heure actuelle, il s’agit pour l’équipe de :

Réévaluer les différentes occupations humaines du site au moyen des prospections géophysiques (époques préromaine, romaine et islamique).
Caractériser le site aux différentes époques d’occupation (types d’occupation, nature, fonction...) et donner une séquence stratigraphique complète pour une lecture précise de l’évolution historique des différentes occupations humaines.
étudier l’évolution des techniques du bâti en terre.
étudier le paléoenvironnement (époques préromaine, romaine et islamique).

1. Les prospections géophysiques portent sur des secteurs-clés. Une ligne prospective est-ouest prenant en écharpe la totalité du site dans sa longueur, a été effectuée à l’aide de la méthode électrique multi-électrodes à maille fine. Cette ligne a permis de localiser les vestiges bâtis enfouis, de noter leur profondeur et de dresser une première image de la répartition urbaine antique et de la densité d’occupation. La prospection au radar a été réservée aux zones bâties jugées complexes (sans contrainte climatologique et hygrométrique) ; en effet, la vue tridimensionnelle fournie par le radar nous aide à appréhender la structure bâtie dans son contexte stratigraphique. Cette dernière approche nous paraît idéale pour aborder dans un même secteur les trois phases d’occupation humaine repérées. Les prospections ont également été plus complètes sur le tracé supposé, et à présent confirmé, du rempart avec l’utilisation exclusive et à grande échelle de la méthode électrique à maille fine.

2. La fouille archéologique concerne trois secteurs, ouverts en 2005 et correspondant aux trois périodes d’occupation du site :

  • 1. Le sondage Euzennat (Sondage Ancien 1) est davantage tourné vers la chronologie préromaine. La première campagne de 2005 a permis de vérifier et d’amplifier les travaux effectués par M. Euzennat et A. Luquet. Un nettoyage fin du sondage a révélé une séquence stratigraphique beaucoup plus riche et plus complexe que ce que les fouilleurs précédents avaient décrit ; nous sommes parvenus à dégager la totalité du remblaiement de 1955 et à fouiller les horizons plus anciens, non perturbés par la fouille d’A. Luquet. La reprise de ce sondage est encore en cours ; à près de 8 m du point le plus haut de la paroi nord, le paléosol n’est toujours pas atteint. ? l’heure actuelle, le sondage Ancien 1 offre des horizons archéologiques encore en placedatables du IIIème siècle av. JC.
  • 2. Le sondage 5 du secteur du Tell, après nous avoir fourni les éléments d’une implantation médiévale difficilement datable (IXème-XIVème) faite de structures légères (trous de poteaux et fosses) et de réoccupation des bâtiments antiques, commence à nous apporter des précisions sur l’occupation à l’époque romaine. Le sondage du Tell, formant un quadrilatère de quelque 56 m², a été placé au sommet du tell artificiel. Notre objectif est ici de récupérer la totalité de la séquence stratigraphique du site en réalisant une fouille qui, à l’inverse de la reprise du sondage Euzennat, nous permette d’appréhender les phases d’occupation, non seulement sur des profils stratigraphiques, mais également en plans horizontaux et d’ainsi comprendre la structuration de l’espace. Ce sondage sera poursuivi jusqu’au paléosol.
  • 3. La fouille du secteur Nord-Est (Ensemble 1) concerne le dégagement d’une domus et de son ensemble thermal d’époque romaine, en butée contre l’enceinte de la cité. La domus et le balnéaire présentent exclusivement des salles mosaïquées (opus tessellatum), dont le relevé est en cours. Ce secteur mérite notre attention car il peut nous renseigner non seulement sur l’abandon du site à l’époque impériale romaine, mais également sur la réoccupation du site à l’époque islamique. En effet, des fours d’époque médiévale dominent les vestiges des thermes.

3. Le site de Rirha nous offre la possibilité d’étudier dans le temps l’emploi de la terre crue. L’utilisation de la terre crue dans les architectures domestiques de Rihra est constante tout au long de l’occupation du site. Les niveaux préromains (IIIème-Ier s. av. n. è.) reconnus dans le sondage ancien 1 livrent des architectures exclusivement en briques crues. Les phases du Haut-Empire (Ier-IIIème siècles), abordées dans la domus du secteur Nord-Est, dans le sondage stratigraphique 5 du secteur du Tell et dans les niveaux supérieurs du sondage ancien 1, contiennent des habitations aux murs mixtes : soubassement de pierre avec élévation de brique crue. La terre massive (bauge ou pisé ?) est présente dans un mur de la domus (Ensemble 1) et dans les niveaux romains du sondage 5. Les ruines romaines ont été réoccupées à l’époque islamique, époque qui se matérialise pour l’instant par des fosses dont l’une d’elle a livré un fragment de torchis.

4. Une campagne tournée essentiellement sur l’étude paléoenvironnementale est prévue pour le printemps 2007. Il s’agit d’étudier :

  • le cours du Beht et le déplacement des berges (analyse géomorphologique). Cette étude est primordiale pour saisir les différentes emprises au sol des trois occupations successives. De plus, le cours d’eau sera étudié pour lui-même afin de dégager ses potentialités en termes de navigabilité.
  • en ce qui concerne l’étude palynologique, la végétation holocène des plaines occidentales du Maroc restant encore quasiment inconnue, il sera très certainement nécessaire de constituer un référentiel pollinique (aujourd’hui inexistant) pour cette zone en sondant les sites humides naturels des environs (lac, tourbière, mare temporaire...). En effet, des études polliniques ont été menées dans le Moyen-Atlas et sur la côte atlantique, mais jamais dans le secteur de la plaine du Gharb. Il faudra procéder à des enregistrements polliniques afin de les comparer aux études déjà réalisées et de les adapter au lieu. Après ces préliminaires indispensables, l’analyse pollinique pourra préciser les informations sur la couverture végétale données par les autres analyses paléobotaniques. Enfin, la poursuite de l’analyse archéozoologique fournira une image du peuplement animal de la région et de la consommation humaine sur près d’un millénaire et demi.


Rirha Sidi Slimane

Carte Rirha

Publications

- CHATELAIN L., Inventaire des mosaïques du Maroc. Mechra Sidi Jabeur, PSAM, 1, 1935, p. 68-69.

- CHATELAIN L., Le Maroc des Romains, Paris, 1944 (p. 127-129).

- EUZENNAT M., Rapport sur l’archéologie marocaine en 1955, dans BCTH, 1955-1956, p. 213-214 (12 mars 1956).

- EUZENNAT M., Rirha, Fasti archaeologici, Annual Bulletin of Classical Archaeology, X, 1955, p. 4640.

- EUZENNAT M., L’archéologie marocaine de 1955 à 1957, BAM, 2, 1957, p. 205-206 et 232, n° 8 (ILM 293).

- EUZENNAT M., Gilda, The Princeton Encyclopedia of Classical Sites (dir. Stillwell R.), Princeton, 1976, p. 354-355.

- EUZENNAT M., Rirha, The Princeton Encyclopedia of Classical Sites, Princeton, Princeton, 1976, p. 760.

- GIRARD S., L’établissement préislamique de Rirha (plaine du Rharb, Maroc) », Histoire et archéologie de l’Afrique du Nord. IIème Colloque international (Grenoble 1983), BCTH, 19B, 1985, p. 87-107.

- AKERRAZ A. et alii, Recherches sur le bassin du Sebou I. Gilda, BAM, 16, 1985-1986, p. 235-257.

- REBUFFAT R., Gilda, BCTH, 18, n.s., fasc. B, 1988, p.193.

- EUZENNAT M., Le limes de Tingitane. La frontière méridionale, ?tudes d’Antiquités Africaines, Paris, 1989.

- LIMANE H. et REBUFFAT R., Nouvelles découvertes dans le bassin du Sebou. Voie romaine et système de surveillance militaire sur la carte d’Arbaoua. Annexe 1, Gilda, Actes du VIème colloque international « Afrique du Nord antique et médiévale » (Pau, 1993), Paris, 1995, p. 315-320.


Zelij de Rirha

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